Le
billet du jour
La proposition que Michel Lalanne a faite mardi
soir lors de la réunion de travail du comité directeur de la FFCL
est une bonne proposition et j'ajouterai même une proposition
salutaire.
Dimanche dernier à Montaut, au cours d’une
discussion d’avant-course, le sujet abordé portait bien
évidemment sur les compétitions et sur les pointages. Et comme
souvent, j’entendais : « les problèmes de pointage
ça dure depuis 30 ans ». Cette réflexion avait deux
significations : la première un constat d’échec (puisque
30 ans de réformes n’ont pas suffi à résoudre les problèmes),
la deuxième un constat de pessimisme (si l’on n’a pas
réussi en 30 ans, cela sous entend que l’on ne réussira pas
davantage demain).
Peut-être mes interlocuteurs se souviennent de ce
que je leur ai dit à ce moment-là : lorsqu’on a une volonté de réussir, ce que
j’apelle une volonté politique, qu’on abat toutes les
cartes, qu’on s’entoure de tous ceux qui sont prêts à
discuter, à travailler et à aboutir… alors oui je crois
sincèrement que l’on peut réussir.
Oui la proposition de Michel Lalanne est une
bonne proposition. Et j’ose espérer que tous ceux qui sont
concernés par cette « nouvelle structure encadrée par un
spécialiste du mouvement sportif » qu’il compte mettre
en place s’engageront pleinement. Les acteurs de la piste au
premier chef. Ils m’ont dit récemment, suite aux articles que
j’avais écrits sur le sujet, « c’est difficile
pour nous de nous exprimer dans les medias, il y a les pressions,
les qu’en dira-t-on, les difficultés parfois
à l’écrire etc... etc… » Cette fois, l’occasion leur est donnée de prendre
le virage et de s’impliquer beaucoup plus qu’ils ne
l’ont fait auparavant.
La critique est facile, certes. Parfois,
lorsqu’elle est faite avec raison et respect,
lorsqu’elle s’accompagne de propositions, alors elle
peut être utile. En ce moment, et d’après ce que
l’on voit chaque dimanche, c’est plutôt la chasse à
l’homme ! Tout juste si l’on ne reprend pas
l’aiguillade comme 20 ou 30 ans auparavant. C’est
inadmissible ! et cela ne résout rien.
Aller aux courses n’est plus un véritable
plaisir, celui de retrouver des amis, de vibrer avec eux aux
exploits des toreros en piste, de se régaler de belle musique, et
dieu sait si nous sommes gâtés dans ce domaine… tout cela
est gâché par la course aux points et au quart de point, bientôt
sans doute au dixième de point.
Oui il faut de la compétition, mais comme
l’écrit Michel Lalanne « l’encadrement de la
principale compétition, le Challenge, doit être abordé avec les
solutions du 21ème siècle ». C’est l’occasion unique, je le redis aux
acteurs de la course landaise, qu’ils soient administrateurs,
jurés, toreros… de refonder la compétition. Si par
mégarde cela ne se faisait avec tout le sérieux
nécessaire dans les semaines qui viennent, alors je crois
effectivement qu’il n’y aurait plus grand chose à
espérer sinon à voir la compétition
définitivement décrédibilisée.
Tout le monde a la même passion, tout le monde
doit aller dans le même sens et surtout s’impliquer.
C’est la seule manière pour faire bouger les choses.
La volonté de le faire et la volonté
d’aboutir.
Les crises sont parfois salutaires car elles
mettent tout le monde au pied du mur. La course landaise fourmille
de compétences, c’est le moment de les réunir et de les faire
travailler ensemble pour trouver les meilleures solutions…
celles que l’on n’a pas trouvées jusqu’alors
mais que l’on
trouvera demain.
Michel
Puzos
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